Ontario Neurotrauma Foundation

GUIDE DE PRATIQUE CLINIQUE

POUR LA RÉADAPTATION DE LA CLIENTÈLE ADULTE
AYANT SUBI UN TCC MODÉRÉ OU GRAVE

Ontario Neurotrauma Foundation INESSS
SECTION 2: Évaluation et réadaptation des séquelles du TCC > J. Fonctions cognitives

J. Fonctions cognitives

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Des troubles d’ordre physique, communicationnel, cognitif et comportemental se présentent fréquemment chez les personnes qui ont subi un traumatisme craniocérébral (TCC).  La réadaptation cognitive constitue un élément essentiel pour permettre aux personnes qui survivent à leur TCC d’effectuer un retour à une vie indépendante. Une évaluation complète tenant compte des antécédents et des habitudes de vie prétraumatiques ainsi que des facteurs reliés au traumatisme influenceront la planification des services offerts aux usagers et à leurs proches. Les fonctions cognitives les plus fréquemment touchées sont les suivantes : l’éveil et l’attention, l’apprentissage et la mémoire, la vitesse de traitement de l’information, les fonctions exécutives et la résolution de problèmes. Les stratégies qui ciblent les déficits identifiés peuvent être efficaces lorsqu’elles sont offertes de manière planifiée, qu’elles incorporent des stratégies métacognitives et qu’elles visent des objectifs centrés sur l’usager. La médication peut également être utile pour soutenir la récupération des fonctions cognitives après le TCC; il faut cependant s’efforcer de surveiller systématiquement les effets de cette médication tout en adhérant à ses principes d’utilisation.

Il est nécessaire de recourir à des professionnels de la santé détenant de l’expertise et une formation appropriée en TCC et en réadaptation pour effectuer l’évaluation des différentes composantes de la cognition et offrir les interventions de réadaptation appropriées. L’environnement dans lequel se déroule la réadaptation doit y être propice, c’est-à-dire structuré, calme et offrant peu de stimulation.

 

Exemples d'indicateurs

  • Présence d'objectifs de réadaptation axés sur les activités significatives pour la personne dans le plan d’intervention / dossier de la personne.

  • Proportion de personnes ayant subi un TCC et présentant  des troubles de mémoire à qui l’usage d’une ou de plusieurs des cinq stratégies pédagogiques ou métacognitives suivantes est enseigné :

    1. La visualisation / imagerie visuelle ;

    2. La pratique répétée ;

    3. La pratique de la récupération ;

    4. La méthode PQRST (Preview, Question, Read, State, Test);

    5. La génération d’indices, l’autogénération, le dialogue intérieur

  • Proportion de personnes ayant subi un TCC présentant des  troubles de mémoire qui sont entraînées à l’utilisation des outils de rappel et d’aide au contrôle de l’environnement.

 

Voici des suggestions d'outils et de ressources qui peuvent être utilisés pour soutenir l’implantation des recommandations de cette section. Les professionnels de la santé doivent en tout temps respecter les dispositions légales et normatives encadrant l’exercice de leur profession, dont notamment les dispositions relatives aux champs de pratique ainsi qu’aux activités réservées ou protégées, puisque celles-ci peuvent différer d’une province à l'autre.

Outils cliniques :

Ressource pour les usagers et les proches :

Plusieurs études ont été menées sur la réadaptation cognitive à la suite d’un TCC. Le groupe INCOG a effectué cinq revues systématiques, larges et robustes, dans les domaines suivants : l’amnésie post-traumatique (APT), l’attention, les fonctions exécutives, la communication, l’apprentissage et la mémoire (Ponsford et coll. 2014, Ponsford et coll. 2014, Tate et coll. 2014, Togher et coll. 2014, Velikonja et coll. 2014). Lors de l’évaluation initiale des déficits cognitifs, il est important de tenir compte non seulement des facteurs liés au TCC, mais également les éléments suivants en raison de leur influence connue sur les habiletés cognitives : le milieu culturel de l’usager, le niveau d’intelligence antérieure au traumatisme, l’utilisation de substances et les problèmes de santé mentales (Prigatano et coll. 1997, Macmillan et coll. 2002, Taylor et coll. 2003). 

Les usagers se plaignent fréquemment de déficits de l’attention. Les troubles de l’attention peuvent entraver la réalisation des activités de la vie quotidienne, la capacité de conduire une automobile et les activités professionnelles. Les stratégies de réadaptation visant à améliorer l’attention comportent des tâches imitant les activités quotidiennes. Dans une étude randomisée contrôlée (ERC), Fasotti et coll. (2000) ont utilisé un programme d’entrainement imitant plusieurs tâches de la vie courante en comparaison avec un programme d’instructions verbales, tous deux visant à améliorer l’attention. Les chercheurs ont noté une plus grande concentration et une plus grande vitesse de traitement de l’information dans les activités quotidiennes des participants qui avaient été exposés au programme de réalisation de tâches de la vie courante.

L’entrainement en doubles tâches constitue une autre méthode efficace pour rééduquer l’attention; cette stratégie de réadaptation incite les participants à s’engager activement dans deux processus de contrôle attentionnel qui parfois ne sont pas reliés entre eux. Dans une récente étude croisée randomisée contrôlée, des sujets ont été assignés à un programme expérimental d’entrainement en doubles tâches ou à un groupe témoin pour six semaines, avant de croiser. Lors de l’évaluation à six semaines, le groupe expérimental a démontré une amélioration significative des temps de réaction et des omissions comparativement au groupe témoin (Couillet et coll. 2010). Une autre ERC a rapporté des améliorations similaires lors d’un entrainement en doubles tâches impliquant des tâches cognitivomotrices (Evans et coll. 2009). Stablum et coll. (2000) ont démontré que les sujets ayant subi un TCC fermé ainsi que d’autres qui avaient subi un anévrisme avaient pu obtenir des temps de réaction comparables à ceux d’un groupe témoin, après avoir été entrainés en doubles tâches.

Après une lésion cérébrale acquise (LCA), certaines personnes présentent des modifications sur le plan affectif et émotionnel. Tiersky et coll. (2005) ont démontré dans une ERC que la thérapie cognitivocomportementale avait permis de réduire l’anxiété, la dépression et améliorer l’attention divisée; d’autre part, Wisemen-Hawkes et coll. (2013) ont démontré dans un essai prospectif contrôlé l’efficacité de cette même thérapie pour atténuer les troubles du sommeil et de l’éveil. Deux revues de littérature ont présenté les effets positifs de cette thérapie pour diminuer les troubles affectifs et émotionnels à la suite d’un TCC (Mateer et coll. 2005, Ruff et coll. 2005).

L’utilisation de certains agents pharmacologiques pendant la réadaptation cognitive à la suite d’un TCC a été suggérée. Plusieurs études ont rapporté que le méthylphénidate améliore le temps de réaction, la vitesse de traitement de l’information et l’attention soutenue (Kim et coll. 2012, Willmott et Ponsford 2009, Pavlovskaya et coll. 2007, Whyte et coll. 2004, et Plenger et coll. 1996). Cependant, une étude antérieure avait démontré que le méthylphénidate, comparativement à un placebo, n’améliorait pas de manière significative l’attention, la vitesse de traitement de l’information, ni l’apprentissage. D’autre part, une autre étude a trouvé que les déficits de l’attention et de la perception consciente présents dans les troubles de la conscience pouvaient être améliorés avec l’administration d’amantadine (Mura et coll. 2014). Et finalement, deux ERC ont également trouvé que l’amantadine avait produit une amélioration significativement plus grande qu’un placebo sur le plan du recouvrement de la conscience (Giacino et coll. 2012, Meythaler et coll. 2002). Trois revues sur dossiers ont également démontré que l’amantadine avait produit une amélioration significativement plus grande sur le plan de l’éveil avec perception consciente qu’en l’absence de l’utilisation d’agent pharmacologique (Hughes et coll. 2005, Saniova et coll. 2004) ou comparativement à l’utilisation d’un autre agent (Whyte et coll. 2005).

Les tâches attentionnelles informatisées peuvent fournir à l’usager une exposition répétée à l’entrainement sans qu’il soit nécessaire de recourir à un intervenant; cependant, ces tâches peuvent souvent s’avérer difficiles à appliquer à l’extérieur de ce contexte parce qu’elles ne peuvent pas être généralisées à d’autres tâches du quotidien. Deux méta-analyses ont rapporté que les interventions de réadaptation cognitive mettant l’accent sur les tâches attentionnelles informatisées répétitives n’étaient efficaces que comme interventions de contrôle (Park et Ingles 2001, Rohling et coll. 2009). Par ailleurs, plusieurs ECR ont démontré que les tâches attentionnelles informatisées sont moins efficaces comparativement aux tâches qui imitent les habiletés attentionnelles du quotidien (Dirette et Hinojosa 1999, Gray et coll. 1992, Malec et coll. 1984, Niemman et Ruff 1990, Novack et coll. 1996, Sohlberg et Mateer 1986).

La stimulation sensorielle a également été étudiée chez les personnes ayant subi une LCA. Deux ERC ont évalué l’utilisation de signaux d’alerte auditifs pour améliorer l’attention, mais leurs résultats sont conflictuels. Manly et coll. (2001) ont rapporté que des signaux sonores avaient amélioré les capacités attentionnelles de manière significative, comparativement à l’absence de signal sonore alors que Sweeney et coll. (2010) ont démontré que ces signaux sonores n’avaient produit aucun effet sur la performance.

Les déficits de la mémoire constituent une grande partie des troubles cognitifs à la suite d’un TCC. Les stratégies compensatoires internes, y compris les outils mnémoniques et la génération d’indices, constituent des méthodes efficaces pour améliorer la mémoire. De nombreuses ERC ont analysé l’utilisation d’outils mnémoniques basés sur la visualisation chez des sujets ayant subi un TCC modéré ou grave et ont trouvé qu’ils étaient efficaces (Kaschel et coll. 2002, Twum et Parente 1994, Ryan et Ruff 1988). Également, plusieurs études ont évalué les interventions sur la mémoire prospective, telles que la conscience de soi, la visualisation et le contrôle volontaire, et ces interventions ont été identifiées comme étant efficaces (Potvin et coll. 2011, Shum et coll. 2011, Fleming et coll. 2005, Raskin et coll. 1996, Raskin et Sohlberg, 2009, Grilli et McFarland 2011). Deux études ont démontré que les stratégies de génération d’indices avaient été efficaces (Schefft et coll. 2008, Manasse et coll. 2005) et une étude a rapporté que la catégorisation d’objets fondée sur leur utilisation quotidienne avait produit des remémorations réussies (O’Neil-Pirozzi et coll. 2010).

L’élaboration de stratégies de réadaptation cognitive et la présence d’intervenants qui peuvent les promouvoir constituent deux éléments essentiels à l’entrainement des habiletés cognitives. L’entrainement informatisé peut être efficace pour l’élaboration de ces stratégies, cependant leur capacité restauratrice est limitée. D’une part, des études pré-post ont démontré qu’un entrainement informatisé au développement des habiletés cognitives avait été efficace (Fernandez et coll. 2012, Johansson et Tornmalm 2012), et d’autre part, une ERC comparant l’entrainement informatisé à une thérapie conventionnelle a rapporté n’avoir trouvé aucune différence significative entre les deux méthodes d’entrainement (Dou et coll. 2006).

Les assistants personnels constituent une application technologique utile, car ils peuvent rappeler une action ou une activité à la mémoire de la personne. Plusieurs ERC ont analysé l’utilisation des téléavertisseurs ou des appareils mobiles capables de programmer des rappels ou de susciter une réaction et ces dispositifs ont démontré plus d’efficacité que les méthodes traditionnelles, par exemple l’utilisation d’un calepin de notes ou d’un calendrier (Fish et coll. 2008, Dowds et coll. 2011, Wilson et coll. 2001, Powell et coll. 2012). Cependant, les calepins de notes et les agendas ont démontré qu’ils étaient toujours utiles pour soutenir la mémoire (Ownsworth et McFarland 1999, Cicerone et coll. 2000, Schmitter-Edgecombe et coll. 1995, Zencius et coll. 1990, 1991). Des applications comme le calendrier Google (McDonald et coll. 2011) ou des services de messagerie instantanée (Bergquist et coll. 2008) constituent aussi des aides présents dans l’environnement qui sont utiles à la mémoire.

Généralement, des objectifs et des cibles de réadaptation devraient être établis en tenant compte à la fois des objectifs de l’usager et de ceux des intervenants (Ehlhardt et coll. 2011). Une ERC a démontré que les stratégies pédagogiques qui limitaient les erreurs, par l’intervenant ou l’ordinateur, étaient plus efficaces que les entrainements conventionnels (Dou et coll. 2006). Il a également été démontré qu’un approche de type systematic instruction qui avait morcelé les tâches en plus petits éléments avait produit de meilleurs résultats que la méthode d’apprentissage par essai-erreur (Powell et coll. 2012, Ehlhardt et coll. 2005).

Parmi les autres stratégies pour améliorer la mémoire, on inclut la participation à un groupe de soutien spécialisé en mémoire (Jennett et Lincoln 1991, Thickpenny-Davis et Barker-Collo 2007). En effet, la participation à un groupe constitue une manière efficace d’échanger des stratégies et de réaliser des exercices de remue-méninges. Plusieurs études de type pré-post ont rapporté que la participation à un groupe représente des aide-mémoire et des avenues de soutien social qui sont utiles (Evans et Wilson 1992, O’Neil-Pirozzi et coll. 2010).

Certains agents pharmacologiques ont également été utilisés pour traiter les troubles de la mémoire et de l’attention à la suite d’une LCA. Il est important de noter que les usagers reçoivent souvent des médicaments anticonvulsivants de manière prophylactique, par exemple la phénytoïne. Plusieurs études ont démontré que l’administration d’un anticonvulsivant, tel que la phénytoïne, peut en fait inhiber la récupération fonctionnelle (Bhullar et coll. 2014, Szarflaski et coll. 2014, Bogner et coll. 2015, Bhatnagar et coll. 2015, Plantier et Luante 2016). Il existe deux options pharmacologiques pour traiter les troubles de mémoire après un TCC : la rivastigmine et le donépézil. Dans deux ERC, la rivastigmine a été administrée à des sujets ayant subi un TCC modéré ou grave (Silver et coll., 2006; Silver et coll., 2009). Les résultats des deux études ont indiqué que la rivastigmine avait amélioré le fonctionnement cognitif et les troubles de mémoire, quoique ces résultats n’étaient pas significativement différents de ceux du groupe témoin. Pour les troubles de l’attention, l’utilisation du donépézil peut être efficace. Une ERC a rapporté que le donépézil avait significativement augmenté les scores à des tâches d’attention soutenue et de mémoire à court terme, comparativement au placebo. Ces résultats avaient été maintenus après une période sans médication (Zhang et coll. 2004).

Les troubles des fonctions exécutives constituent un autre problème fréquent à la suite d’un TCC. Les stratégies métacognitives s’avèrent une des façons d’atténuer ces troubles. Plusieurs ERC ont trouvé à l’analyse que les stratégies métacognitives suivantes avaient été efficaces : la gestion de la pression du temps pour ralentir le traitement de l’information (Fasotti et coll. 2000), les stratégies de résolution de problème utilisant des métacomposantes ou des groupes de discussion (Fong et Howie 2009, Rath et coll. 2003), l’entrainement à la gestion par objectifs (Levine et coll. 2011) et l’élaboration d’objectifs (McPherson et coll. 2009, Webb et Glueckauf 1994). Finalement, une ERC multicentrique a indiqué qu’une combinaison des stratégies mentionnées plus haut utilisant une approche multifacettes avait été efficace (Spikman et coll. 2010).

Les stratégies qui peuvent améliorer le raisonnement incluent la génération d’indices afin de renforcer les mémoires autobiographiques (Hewitt et Evans, 2006, Delazer et coll. 1998), les techniques de catégorisation (Constantinidou et coll. 2008), la téléréadaptation pour transmettre des méthodes de résolution de problème (Man et coll. 2006, Soong et coll. 2005) et l’utilisation d’images interactives (Man et coll. 2006).

Pour augmenter la conscience de soi et l’autocritique d’un usager face à ses déficits cognitifs, une rétroaction peut lui être donnée de façons suivantes : verbalement par un intervenant décrivant les aspects positifs et négatifs de sa performance, visuellement en regardant un enregistrement vidéo de sa performance ou en groupe en recevant la rétroaction de ses pairs. Goverover et coll. (2007) ont rapporté que l’entrainement à la prise de conscience de soi accompagné de la rétroaction fournie par un intervenant avait grandement amélioré la réalisation des activités de la vie quotidienne. Les thérapies de groupe constituent un moyen efficace pour les pairs de se transmettre de la rétroaction et de se soutenir mutuellement; il a été démontré que ces thérapies de groupe augmentaient les compétences comportementales et le bien-être psychologique (Ownsworth et coll. 2008). Schmidt et coll. (2012) ont analysé différentes manières pédagogiques de transmettre la rétroaction et ont trouvé que la rétroaction transmise par un enregistrement vidéo accompagné d’instructions verbales était la façon la plus efficace pour augmenter la prise de conscience de soi. Enfin, Rath et coll. (2003) ont démontré que la thérapie de groupe constituait une manière efficace pour permettre aux personnes ayant subi un TCC d’améliorer leurs habiletés en matière de résolution de problèmes. La thérapie de groupe avait permis aux usagers d’identifier leurs problèmes, d’observer leurs propres réactions et celles des autres et de proposer des plans et des solutions pour gérer leurs problèmes. La thérapie de groupe s’avère une option de choix parce qu’elle aide les usagers à atteindre leurs objectifs (Ownsworth et coll. 2008).

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J1. Évaluation des fonctions cognitives

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 1.1 P C

Pendant l’évaluation de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral, les cliniciens devraient envisager la possibilité que d’autres facteurs puissent influencer la performance cognitive et les limitations fonctionnelles, y compris :

  • les facteurs personnels;

  • les conditions médicales prétraumatiques;

  • les facteurs et conditions reliés à la blessure.

(Adapté d’INCOG 2014, Assess 6, p.297)

Remarque :

Les facteurs personnels incluent :

  • l’origine culturelle;

  • le niveau de maitrise de la langue utilisée pour l’évaluation;

  • le niveau de scolarité / le parcours scolaire/les difficultés d’apprentissage prémorbides;

  • le fonctionnement intellectuel prémorbide;

  • les emplois occupés / le parcours professionnel;

  • les loisirs pratiqués.

Les conditions médicales prétraumatiques incluent :

  • la consommation d’alcool et de drogues;

  • les problèmes de santé mentale;

  • les traumatismes psychologiques et la maltraitance;

  • les troubles neurologiques (p. ex. démences, convulsions);

  • les troubles de l’ouïe ou de la vue;

  • l’état nutritionnel.

Les facteurs et conditions reliés au traumatisme incluent :

  • la condition médicale;

  • la condition psychiatrique, notamment les troubles de l’humeur;

  • la fatigue;

  • les troubles de sommeil et d’éveil;

  • la médication (pré et post-traumatique), y compris les médicaments en vente libre, les produits naturels et les suppléments alimentaires;

  • les convulsions;

  • les modifications sensorimotrices

  • le dysfonctionnement endocrinien (p. ex. la déficience en hormone de croissance) (High, 2010);

  • la douleur;

  • les perturbations du langage (p. ex. l’aphasie et la dysgraphie);

  • les troubles de l’audition ou de la vision;

  • les dysfonctions oromotrices ou des membres (p. ex. les faiblesses et le manque de coordination);

  • la possible présence d’autres facteurs de comorbidité.

J2. Principes de réadaptation cognitive

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 2.1 P C

Une réadaptation cognitive fonctionnelle devrait être offerte à la personne qui présente des déficits cognitifs persistants après un traumatisme craniocérébral. Les thérapies doivent être envisagées dans un cadre qui tient compte des caractéristiques personnelles prétraumatiques, du stade de développement et de récupération, du cadre de vie et des activités quotidiennes significatives pour la personne.

(Adapté de NZGG 2006, 6.1.6, p. 98 et INCOG 2014, Assess 12, p. 299)

J 2.2 P B

Dans la phase aigüe, la réadaptation cognitive pour la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral devrait être réalisée dans un environnement structuré et à l’abri des distractions.

(Adapté de NZGG 2006, 6.1.6, p. 98)

J 2.3 P B

Dans le but de faciliter/réaliser la généralisation des habiletés/stratégies dans les activités quotidiennes de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral, la réadaptation devrait :

  • mettre l’accent sur les activités que la personne considère comme significatives;

  • inclure des interventions réalisées dans le propre environnement de la personne ou adaptées à sa propre situation de vie.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G34, p. 21)

J3. Médication pour l'éveil et l'attention

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 3.1 P B

Chez l’adulte ayant subi un traumatisme craniocérébral, le méthylphénidate est recommandé, à une dose initiale d’environ 0,10 mg/kg avec augmentation progressive jusqu’à 0,25 à 0,30 mg/kg deux fois par jour, afin d’améliorer l’attention et la vitesse de traitement de l’information.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G44, p. 23 et INCOG 2014, Attention 9, p. 331)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

J 3.2 C

La prescription de dextroamphétamine devrait être envisagée pour améliorer l’attention après un traumatisme craniocérébral lorsque le méthylphénidate n’est pas toléré.

(Adapté de NGWG 2006, p. 1483)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

J 3.3 B

La prescription d’amantadine peut être envisagée pour améliorer l’attention de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral dont la période d’amnésie post-traumatique est résolue et qui n’a pas bien répondu aux autres médications.

(Adapté de NGWG 2006, p. 1483)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

J 3.4 P A

La prescription d’amantadine peut être envisagée pour améliorer l’éveil et l’état de conscience, et accélérer la récupération fonctionnelle de la personne en état végétatif ou en état de conscience minimale après un traumatisme craniocérébral.

(Adapté de SIGN 2013, 9.2, p. 36)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- Giacino et al. (2012)

J4. Attention et traitement de l'information

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 4.1 P A

L’entrainement à l’utilisation de stratégies métacognitives recourant aux activités fonctionnelles de la vie quotidienne devrait être envisagé chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral, surtout celles présentant un déficit de l’attention léger ou modéré.

(Adapté d’INCOG 2014, Attention 1, p. 330)

J 4.2 P A

Chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral, l’entrainement en doubles tâches peut être utilisé pour améliorer la performance en contexte de doubles tâches, seulement sur des tâches similaires à celles utilisées en entrainement.

(Adapté d’INCOG 2014, Attention 2, p. 330)

J 4.3 P C

La thérapie cognitivocomportementale devrait être envisagée pour améliorer l’attention de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui présente un déficit de l’attention considéré comme secondaire à des troubles du sommeil ou de l’éveil, de la douleur, de la fatigue, de la polypharmacie ou de l’anxiété/dépression.

(Adapté d’INCOG 2014, Attention 3 et 4, p. 330)

J 4.4 C

L’aménagement de l’environnement et des tâches peut être un moyen pour réduire l’effet des troubles de l’attention sur les activités quotidiennes de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral.

(INCOG 2014, Attention 5, p. 330)

J 4.5 B

Chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral, il N’EST PAS recommandé de se fier à l’exposition et à la pratique répétées de tâches attentionnelles informatisées décontextualisées en raison de l’absence de preuve d’une incidence sur les fonctions attentionnelles quotidiennes.

(INCOG 2014, Attention 6, p. 330)

J 4.6 B

Chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral, l’entrainement au moyen de signaux sonores périodiques aléatoires NE DEVRAIT PAS être offert en thérapie en dehors d’un protocole de recherche parce que les résultats probants sont actuellement conflictuels.

(Adapté d’INCOG 2014, Attention 7, p. 331)

J5. Apprentissage et mémoire

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 5.1 P A

L’enseignement de stratégies compensatoires internes peut être utilisé chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui a des troubles de mémoire. Ces stratégies ont tendance à être plus efficaces chez la personne présentant un niveau de déficit léger ou modéré et/ou dont certaines aptitudes cognitives exécutives ont été préservées. Ces stratégies incluent les stratégies métacognitives et/ou éducatives (p. ex. la visualisation/l’imagerie visuelle, la pratique répétée, la pratique de la récupération, la méthode PQRST [Preview, Question, Read, State, Test], la génération d’indices, l’autogénération, le dialogue intérieur). Il est considéré comme efficace d’utiliser de multiples stratégies qui peuvent être enseignées en groupe ou de manière individuelle.

(INCOG 2014, Memory 1, p. 372)

J 5.2 B

L’entrainement cognitif de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral devrait être orienté vers une stratégie précise et mené par un thérapeute expérimenté qui peut faciliter davantage l’intégration fonctionnelle de la stratégie pratiquée vers des tâches concrètes et significatives.

(Adapté d’INCOG 2014, Memory 7, p. 374)

Remarque : Il y a peu de résultats probants suggérant que la seule utilisation de techniques centrées sur la pratique répétée de certaines tâches (p. ex. des stratégies d’entrainement sur ordinateur) est efficace.

J 5.3 P B

Les outils de rappel et d’aide au contrôle de l’environnement, dont les téléphones intelligents, les tablettes, les cahiers de notes et les tableaux blancs interactifs sont recommandés pour les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral (TCC) qui présentent des troubles de la mémoire, surtout pour celles dont le trouble est grave. Ces personnes et leurs proches doivent être entrainés à l’utilisation de ces outils.

(Adapté d’INCOG 2014, Memory 3, p. 372)

Remarque : Le choix des outils de rappel et d’aide au contrôle de l’environnement devrait tenir compte des facteurs suivants eu égard à la personne ayant subi un TCC :

  • L’âge

  • La gravité des troubles

  • L’utilisation prétraumatique d’appareils électroniques ou autres outils mnémoniques

  • Les forces et faiblesses cognitives (p. ex. les aptitudes cognitives exécutives)

  • Les comorbidités de nature physique

J 5.4 P A

Les pratiques suivantes sont recommandées pour favoriser l’apprentissage chez les personnes présentant des troubles de la mémoire après un traumatisme craniocérébral :

  • Définir clairement les objectifs des interventions

    - Les objectifs choisis doivent être significatifs pour la personne (c.-à-d. pertinence écologique).

  • Allouer suffisamment de temps et d’occasions de pratiquer

  • Intégrer des méthodes qui permettent de fractionner les tâches en petites unités, comme réaliser une analyse de tâches lors d’un entrainement de procédures à plusieurs étapes

  • Utiliser les principes de l’apprentissage distribué

  • Enseigner des stratégies recourant à des variations dans les stimuli/informations présentés (p. ex. multiples exemples ou tâches concrètes)

  • Promouvoir des stratégies qui nécessitent de plus grands efforts de traitement de l’information/stimuli (p. ex. l’élaboration verbale et l’imagerie visuelle)

  • Utiliser des stratégies pédagogiques qui limitent les erreurs (p. ex. la récupération espacée sans erreur), lors de nouveaux apprentissages ou de réapprentissages d’information et de procédures

(Adapté d’INCOG 2014, Memory 4, p. 373)

J 5.5 B

Des interventions de groupe peuvent être envisagées pour améliorer les capacités de mémoire des personnes présentant des troubles de la mémoire légers ou modérés après un traumatisme craniocérébral.

(Adapté d’INCOG 2014, Memory 5, p. 373)

J6. Médication pour la mémoire

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 6.1 B

La prescription de rivastigmine peut être envisagée pour la personne présentant un trouble de la mémoire modéré ou grave au cours de la phase de récupération subaigüe ou chronique après un traumatisme craniocérébral.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- Silver et al. (2009)

J 6.2 P B

L’administration de donépézil (5 à 10 mg/jour) est recommandée pour améliorer les aspects de la mémoire de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral.

(Adapté de NGWG 2006, p. 1482)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

J7. Fonctions exécutives

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
J 7.1 P A

L’enseignement de stratégies métacognitives, par exemple l’entrainement à l’établissement d’objectifs, la méthode PDCA (Plan, Do, Check, Review) ainsi que la prédiction de la performance, devrait être réalisé avec la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral aux prises avec des difficultés de résolution de problèmes, de planification et d’organisation. Les éléments communs à toutes les stratégies métacognitives sont l’autocontrôle et l’incorporation de la rétroaction dans la performance à venir. Ces stratégies devraient mettre l’accent sur les problèmes du quotidien et sur des résultats fonctionnels significatifs pour la personne.

(Adapté d’INCOG 2014, EXEC 1, p. 343)

Remarque : L’enseignement d’une stratégie métacognitive est optimisé lorsque la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral est consciente du besoin d’employer une stratégie et peut définir les contextes où cette stratégie devrait être utilisée.

J 7.2 P A

Des stratégies visant à améliorer la capacité d’analyse et de synthèse de l’information devraient être employées avec la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui présente des troubles du raisonnement.

(INCOG 2014, EXEC 2, p. 343)

J 7.3 P A

Des stratégies qui encouragent la régulation de la performance et de la rétroaction devraient être employées avec la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui présente des troubles de prise de conscience.

(Adapté d’INCOG 2014, EXEC 3, p. 343)

J 7.4 B

Des interventions de groupe devraient être envisagées pour la remédiation des troubles exécutifs et de résolution de problèmes après un traumatisme craniocérébral.

(Adapté d’INCOG 2014, EXEC 4, p. 343)

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