Ontario Neurotrauma Foundation

GUIDE DE PRATIQUE CLINIQUE

POUR LA RÉADAPTATION DE LA CLIENTÈLE ADULTE
AYANT SUBI UN TCC MODÉRÉ OU GRAVE

Ontario Neurotrauma Foundation INESSS
SECTION 2: Évaluation et réadaptation des séquelles du TCC > R. Enjeux neurocomportementaux et de santé mentale

R. Enjeux neurocomportementaux et de santé mentale

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À la suite d’un TCC, des changements de comportement sont courants en raison de l’implication des structures frontales du cerveau. Tôt après le TCC, les états de confusion, de delirium et d’agitation sont fréquents et s’améliorent au fur et à mesure que l’amnésie post-traumatique se dissipe. Ces changements entrainent une  rupture des relations personnelles, une perte d’emploi, une diminution de la qualité de vie et une augmentation du fardeau des proches aidants. Dans les sondages les cliniciens placent la réadaptation comportementale en tête de liste des sujets prioritaires. De plus, on considère que le TCC entraine des modifications dans la neurotransmission qui prédisposent à l’augmentation de problèmes de santé mentale, comme l’anxiété, la dépression, les troubles de l’humeur et même possiblement, la psychose. Il est essentiel que les cliniciens sachent bien évaluer le comportement, ce qui implique de comprendre les facteurs précipitants (les antécédents) ainsi que les conséquences du comportement sur le risque de développer de futurs problèmes sur ce plan. Une fois le bilan du comportement complété, il est nécessaire d’élaborer un plan d’interventions tenant compte de la perspective et des objectifs de l’usager. Une approche holistique est requise pour intégrer à ce plan des interventions cognitives et comportementales, de même que des traitements pharmacologiques, si nécessaire.

Remarque : Voir les principes de la prise en charge médicale dans la section T.

Les cliniciens et les autres membres du personnel devraient être formés sur le plan de l’évaluation du comportement et des traitements et en comprendre les avantages et les limites. Il est important que l’aptitude à consentir soit respectée et que le plan d’interventions soit expliqué à la personne ayant subi un TCC et à ses proches. Les cliniciens spécialisés en gestion du comportement devraient recevoir un entrainement particulier et être disponibles au moment opportun pour les équipes de réadaptation en TCC afin d’assurer la sécurité de l’usager et du personnel. Afin de bien intervenir en situation d’urgence, le personnel devrait être formé en techniques d’intervention non violente. Il peut être nécessaire d’utiliser de plus fortes médications sédatives, tout en tenant compte qu’il faut en limiter l’usage. L’utilisation d’outils de dépistage de la dépression et de l’anxiété peut favoriser la reconnaissance de ces importantes complications. Un programme rigoureux de formation de l’usager et de ses proches sur le plan de la gestion comportementale devrait être mis en place. 

 

Exemples d'indicateurs

  • Proportion de personnes ayant subi un TCC qui sont dépistées pour la dépression en utilisant un outil standardisé tous les mois.

  • Proportion de personnes ayant subi un TCC et présentant des symptômes dépressifs qui reçoivent une thérapie cognitive basée sur la pleine conscience.

 

Voici des suggestions d'outils et de ressources qui peuvent être utilisés pour soutenir l’implantation des recommandations de cette section. Les professionnels de la santé doivent en tout temps respecter les dispositions légales et normatives encadrant l’exercice de leur profession, dont notamment les dispositions relatives aux champs de pratique ainsi qu’aux activités réservées ou protégées, puisque celles-ci peuvent différer d’une province à l'autre.

Outils cliniques :

Ressources pour les usagers et les proches :

Autres ressources :

Une évaluation neurocomportementale détaillée inclut la compréhension des antécédents, une collecte de données détaillée sur le comportement et la compréhension de ce que représente pour cet usager les conséquences ou son fonctionnement en termes de comportement. Les éléments suivants devraient être inclus dans cette évaluation : la condition médicale de l’usager, son statut métabolique, son niveau de conscience de soi et d’autocritique (Ylvisaker et coll. 2005, Heinickle et coll. 2014, Prigatano 1993, Spikman 2010), ses antécédents d’utilisation de substances ou d’ordre psychologique (MacMillan 2002, Taylor 2003), et la présence de troubles du sommeil (Bloomfield 2010), avant et après le TCC.

Dans le but d’identifier les facteurs prédictifs de la gravité de l’agitation, Bogner (2015) a étudié 555 sujets admis en réadaptation interne à la suite d’un TCC entre 2008 et 2011 et qui avaient présenté de l’agitation pendant leur séjour. Un statut infectieux et de faibles résultats à la MIF cognitive prédisaient un niveau plus élevé d’agitation. Les classes pharmacologiques associées à un niveau plus élevé d’agitation incluent les anticonvulsivants antagonistes des canaux sodiques, les antipsychotiques de deuxième génération, les hypnotiques et anxiolytiques gamma-amino-butyriques-acid A. Les classes qui sont associées à un niveau moins élevé d’agitation incluent les antiasthmatiques, les statines et les stimulants agonistes de l’adrénaline, de la dopamine et de la 5— hydroxytryptamine (sérotonine). L’explication réside peut-être dans le fait que les médicaments associés à l’agitation sévère étaient utilisés comme traitement de l’agitation et n’en constitueraient donc pas la cause. Il a été conclu que ces associations témoignent de l’importance de surveiller étroitement et soigneusement l’agitation et les fonctions cognitives afin de déceler les signes précoces des avantages potentiels ou des effets indésirables des traitements pharmacologiques, peu importe leur raison d’utilisation. Bhatnagar, Iaccarino et Zafonte (2016), Waldron-Perrine, Hanks et Perrine (2008) et Plantier et Luauté (2016) fournissent des sommaires de l’état actuel des connaissances portant sur les agents pharmacologiques utilisés après un TCC. Un rapport détaillé peut être consulté dans le chapitre sur la neuropharmacologie du site web ERABI (Evidence-Based Review of Moderate To Severe Acquired Brain Injury).

L’agressivité constitue le problème neurocomportemental le plus dangereux parce qu’elle pose un risque sérieux pour la sécurité de l’usager, de ses proches et de l’équipe de réadaptation. Les bêtabloquants peuvent s’avérer efficaces pour gérer l’agressivité. Les résultats d’études randomisées contrôlées (ERC) ont démontré que le pindolol (Greendyke et Kantor 1986) et le propranolol (Greendyke et coll. 1986) avaient diminué l’incidence des comportements d’assaut. Des études ont découvert que la carbamazépine, l’acide valproïque et le divalproex diminuent l’irritabilité, la désinhibition et l’agressivité (Azouvi et coll. 1999, Wroblewski et coll. 1997, Showalter et Kimmel, 2000).

Une récente ERC a permis de découvrir que l’amantadine améliore la perception de soi sur le plan de l’irritabilité, comparativement à un placebo (Hammond et coll. 2015). Le méthylphénidate est également considéré comme une option sécuritaire pour contrôler l’agitation (Maryniak et coll. 2001). Les antidépresseurs peuvent aussi diminuer l’irritabilité et l’agressivité, tel que démontré dans l’étude portant sur les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine  (ISRS) (Kant et coll. 1998) et sur l’utilisation d’antidépresseurs tricycliques (Mysiw et coll. 1988). Finalement, les antipsychotiques peuvent être également prescrits. Des séries de cas ont permis de découvrir que la quétiapine avait diminué l’agressivité (Kim et Bijlani 2006), que la ziprasidone avait contrôlé l’agitation pendant la période d’amnésie post-traumatique (Noe et coll. 2007) et que le carbonate de lithium pouvait diminuer les comportements autodestructeurs, mais son utilisation est à haut risque de neurotoxicité (Glenn et coll. 1989). Le dépistage de la dépression est essentiel étant donné qu’elle constitue le trouble de l’humeur le plus fréquemment diagnostiqué à la suite d’un TCC (Seel et coll. 2010, Jorge et Starkstein, 2005). Au moment du diagnostic, les spécialistes en TCC devraient être à l’affut des signes d’irritabilité, de frustration, de colère et d’agressivité, car ils se présentent plus souvent que les signes conventionnels d’apathie, de tristesse et de larmoiements (Seel et coll. 2010). Il existe plusieurs traitements non pharmacologiques pour prendre en charge et traiter la dépression. La pratique de l’exercice physique constitue une solution courante, car elle présente des avantages et un bon rapport qualité-prix. Des études ont démontré que la pratique de l’exercice physique peut améliorer l’humeur (Driver et Ede, 2009; Gordon et coll. 1998, Blake et Boston, 2009; Gemmell et Leathem, 2006), cependant ces améliorations ne sont pas toujours meilleures que celles observées avec des traitements de contrôle (Gemmell & Leathem, 2006). La quantité d’exercice physique peut avoir des effets additionnels pour la personne. La musicothérapie constitue un autre régulateur positif de l’humeur. Écouter de la musique ou en jouer améliore aussi l’humeur (Thaut et coll. 2009; Guetin et coll. 2009).

L’utilisation de thérapies fondées sur la pleine conscience, afin d’améliorer l’humeur et de diminuer le stress est une autre solution viable pour gérer la dépression. L’entrainement à la pleine conscience, qui met l’accent sur de nouvelles façons de voir la vie positivement, a été efficace pour diminuer le stress et maintenir un état de bonheur (Bedard et coll. 2003, Bedard et coll. 2012, Bedard et coll. 2014). On devrait également enseigner aux usagers des habiletés d’adaptation (Anson et Ponsford 2006a, b). Bien que l’amélioration n’ait pas été significativement plus grande que dans les traitements de contrôle, deux ERC n’ont démontré aucune amélioration de l’humeur dans des groupes ayant suivi une thérapie cognitivocomportementale (Ruff et Nieman 1990, D’Antonio et coll. 2013). Les agents pharmacologiques employés pour traiter la dépression incluent les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine  (ISRS), le méthylphédidate et les antidépresseurs tricycliques, quoique leur utilité chez les personnes ayant subi un TCC demeure non concluante. Les ISRS, incluant la sertraline et le citalopram, ont été étudiés : deux ERC ont découvert que la sertraline avait diminué les symptômes dépressifs, mais qu’elle n’avait pas été plus efficace que les traitements de contrôle (Ashman et coll. 2009, Lee et coll. 2005). Des résultats semblables ont été rapportés avec l’utilisation du citalopram (Rapoport et coll. 2008, Rapoport et coll. 2010). Le citalopram combiné avec la carbamazépine peut également diminuer les symptômes dépressifs (Perino et coll. 2001). Une petite ERC a démontré que la désipramine, un antidépresseur tricyclique, avait été efficace pour le traitement à long terme de la dépression (Wroblewski et coll. 1996).

L’anxiété, autre problème neurocomportemental qui se présente fréquemment à la suite d’un TCC, entraine des effets négatifs sur la qualité de vie de l’usager et dans ses interactions avec les autres. La thérapie cognitivocomportementale constitue une option prometteuse pour traiter l’anxiété à la suite d’un TCC. Trois ERC ont découvert que cette thérapie avait amélioré les phobies sociales, le niveau général d’anxiété, l’humeur et la réintégration dans le milieu (Arudine et coll. 2012, Hodgson et coll. 2005, Hsieh et coll. 2002).

Chez les usagers ayant subi un TCC qui présentent des comportements d’hypersexualisation, l’utilisation de Depo-Provera®, un anti-androgène, peut aider à diminuer les comportements inappropriés lorsqu’il est pris de façon continue (Emory et coll. 1995).

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R1. Évaluation neurocomportementale

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 1.1 P C

Pendant la phase subaiguë après un traumatisme craniocérébral, si l’état neurocomportemental de la personne se détériore ou ne progresse pas comme prévu, une évaluation devrait être effectuée par un spécialiste habilité afin qu’il soit possible de distinguer les difficultés neurocomportementales des symptômes d’une condition comorbide ou des effets indésirables des médicaments.

(Adapté d’INCOG 2014, Assess 7, p.298)

Remarque : Ces conditions comorbides peuvent inclure des convulsions, des troubles de l’humeur, de l’anxiété, des troubles de la personnalité, des troubles du métabolisme, des effets indésirables des médicaments, des troubles de l’attention, un déficit auditif, des troubles de la communication, l’abus de substances et les effets indésirables des médicaments.


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

R 1.2 P C

De manière générale, l’évaluation neurocomportementale après un traumatisme craniocérébral doit aborder les facteurs de vulnérabilité prétraumatiques, les facteurs liés au traumatisme et les facteurs post-traumatiques.

(Adapté d’INCOG 2014, Assess 6, p.297)

Remarque :
Les facteurs de vulnérabilité prétraumatiques incluent
 :
les conditions médicales/neurologiques antérieures, les problèmes de santé mentale, les troubles d’utilisation de substances, les facteurs de personnalité/tempérament, les compétences cognitives/intellectuelles, le fonctionnement scolaire /professionnel, le contexte psychosocial.

Les facteurs liés au traumatisme incluent :
la nature de la blessure (c.-à-d. niveau de gravité, focale ou diffuse), les dommages au cerveau, la localisation anatomique des lésions, l’étendue des lésions secondaires, les dommages extracrâniens associés.

Les facteurs post-traumatiques incluent :
les réactions psychologiques / le style d’adaptation, l’état cognitif, les changements sociaux/économiques, l’apparition de nouveaux problèmes de santé mentale, les conditions médicales (p. ex. les convulsions, les modifications sensorimotrices, les dysfonctions endocriniennes, les douleurs, les troubles du sommeil/éveil), les effets des médicaments.

R 1.3 C

Les cliniciens devraient soigneusement définir et caractériser les troubles neurocomportementaux présents en utilisant une combinaison d’entrevues diagnostiques (y compris auprès des proches et des intervenants) et d’observation directe de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral.

(INESSS-ONF, 2015)

R 1.4 P B

Le plan de gestion des troubles de comportements de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral doit prendre en compte le fait que des facteurs précipitants ou déclencheurs peuvent possiblement engendrer le comportement et le renforcer.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G24, p. 20)

R 1.5 P C

Une évaluation du risque devrait être effectuée auprès de la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral à la suite d’une tentative de suicide ou d’un acte d’automutilation (confirmés ou soupçonnés). Au besoin la personne devrait être référée vers les services appropriés.

(Adapté de NZGG 2006, 3.11, p. 66)

R2. Interventions neurocomportementales

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 2.1 C

À n’importe quelle étape du continuum de services, la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui présente des troubles importants de comportements venant perturber le quotidien devrait avoir accès à des services spécialisés dans la prise en charge et la gestion de tels comportements, y compris l’abus de substances.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G19, p. 19)

R 2.2 P C

Pour la personne qui présente de sérieux troubles de comportements après un traumatisme craniocérébral, particulièrement celle qui a tendance à errer, l’équipe interdisciplinaire devrait adopter une approche intégrée de gestion du comportement et, au besoin, référer la personne vers un service spécialisé en gestion des troubles du comportement si ce service est requis et disponible.

(Adapté de NZGG 2006, 6.1.7, p. 103)

R3. Gestion des comportements sexuels inappropriés

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 3.1 C

De l’information et de la formation devraient être dispensées aux proches et aux intervenants sur les stratégies de gestion et de modification des comportements sexuels inappropriés persistants après un traumatisme craniocérébral, ainsi que sur les moyens d’éviter de les renforcer involontairement.

(Adapté de NZGG 2006, 6.5, p. 113)

R4. Évaluation des troubles de l'humeur et de la dépression

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 4.1 P C

Le dépistage de la dépression chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral (TCC) devrait être effectué régulièrement à l’aide d’un outil de dépistage approprié. Les résultats des outils de dépistage de la dépression ne devraient pas constituer la seule indication pour commencer un traitement. Le diagnostic devrait toujours impliquer une évaluation complète ainsi que le jugement clinique d’un intervenant spécialisé détenant une expertise en TCC.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G72, p. 27)

R5. Traitement des troubles de l'humeur et de la dépression

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 5.1 P B

La personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui a reçu un diagnostic de trouble dépressif devrait recevoir un traitement approprié, lequel peut consister en thérapies non pharmacologiques, par exemple l’intervention psychologique/counseling et l’exercice.

(Adapté d’ABIKUS 2007, G70, p. 27)

R 5.2 P A

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (mindfulness), adaptée au traumatisme craniocérébral (TCC), devrait être envisagée pour la personne ayant subi un TCC qui présente des symptômes de dépression.

(INESSS-ONF, 2015)

RÉFÉRENCES :

- Bedard et al. (2014)
- ERABI Module 8-Mental Health Issues, p.18, 8.2.4

R 5.3 C

L’enseignement, en groupe, de stratégies d’adaptation pour diminuer les symptômes de dépression devrait être envisagé chez la personne ayant subi un traumatisme craniocérébral qui a une bonne perception de ses difficultés.

(INESSS-ONF, 2015)

RÉFÉRENCE :

- ERABI Module 8-Mental Health Issues, p.18, 8.2.4

R 5.4 P B

La thérapie cognitivocomportementale devrait être envisagée pour la personne qui présente des symptômes de dépression après un traumatisme craniocérébral, soit dans un cadre individuel, de groupe ou adapté à l’entrevue téléphonique.

(INESSS-ONF, 2015)

RÉFÉRENCES :

- Arundine et al. (2012)
- Bradbury et al. (2008)

R6. Médication pour la dépression

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 6.1 P C

En raison du profil favorable de leurs effets indésirables, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont recommandés comme traitement de première ligne pour la dépression suivant un traumatisme craniocérébral (TCC). Des données probantes limitées soutiennent l’efficacité de la sertraline (dose initiale de 25 mg; dose visée de 50 à 200 mg/jour) et du citalopram (dose initiale de 10 mg; dose visée de 20 à 40 mg/jour).

(INESSS-ONF, 2015)

Remarque : La dépression après un TCC est susceptible de répondre à un traitement pharmacologique. Ce traitement peut non seulement diminuer le trouble de l’humeur, mais également soulager d’autres symptômes.

Si les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont été essayés et n’ont pas été efficaces, ou ont causé des effets indésirables ou des interactions médicamenteuses, la personne ayant subi un TCC devrait être référée à un psychiatre détenant de l’expertise en TCC.


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- ERABI Module 8-Mental Health Issues, p.18, 8.2.3

R 6.2 P B

Des stimulants comme le méthylphénidate peuvent être envisagés pour traiter à court terme la dépression suivant un traumatisme craniocérébral; ils peuvent aussi être employés pour augmenter la réponse partielle aux inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), particulièrement en présence de déficits cognitifs, d’apathie et/ou de fatigue.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- Lee et al. (2005)

R 6.3 C

L’utilisation d’antidépresseurs tricycliques (ATC) (la désipramine) peut être envisagée comme option de troisième ligne pour traiter la dépression suivant un traumatisme craniocérébral, quoiqu’une efficacité réduite et un risque plus élevé d’effets indésirables, y compris des convulsions, puissent limiter leur utilisation.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- Wroblewski et al. (1996)

R7. Traitement de l'anxiété

P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 7.1 P A

La thérapie cognitivocomportementale est recommandée pour diminuer l’anxiété après un traumatisme craniocérébral.

(INESSS-ONF, 2015)

RÉFÉRENCES :

- ERABI Module 8-Mental Health Issues, p.18, 8.2.3
- Arundine et al. (2012)
- Bradbury et al. (2008)

R8. Médication pour l'anxiété

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 8.1 P C

En raison de leur niveau favorable de tolérance et de leur utilité à large spectre, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) peuvent être envisagés comme traitement pour l’anxiété chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral (TCC).

(INESSS-ONF, 2015)

Remarque : Un nombre insuffisant de recherches a été effectué à propos du traitement pharmacologique des troubles anxieux après un TCC, cependant il existe beaucoup de données probantes pour soutenir leur traitement dans la population qui n’a pas subi de TCC.


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

R 8.2 P C

L’utilisation des benzodiazépines comme traitement de première ligne pour l’anxiété chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral (TCC) N’EST PAS recommandée en raison des effets potentiels sur l’éveil, la cognition et la coordination motrice. Le potentiel de dépendance/d’abus associé à ces molécules constitue également une préoccupation compte tenu du nombre élevé de troubles d’utilisation de substances prétraumatiques observés chez les personnes ayant subi un TCC. Néanmoins, une utilisation à court terme de ces molécules peut être bénéfique pendant les périodes de crise ou de détresse aigües.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCE :

- Waldron-Perrine et al. (2008)

R9. Médication pour la psychose

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 9.1 C

L’utilisation de neuroleptiques de 2e génération est recommandée pour le traitement de la psychose, car ils présentent moins de symptômes extrapyramidaux que les neuroleptiques de 1re génération, et ils exercent leurs effets sur des sites différents des récepteurs D2.

(Adapté de NGWG 2006, p. 1475)

Remarque : Les neuroleptiques de 1re génération ont aussi été associés à un plus grand effet sur la récupération neurologique. Le recours continu à la médication antipsychotique devrait être périodiquement réévalué; il est nécessaire de surveiller le poids, les paramètres métaboliques et les symptômes extrapyramidaux d’apparition tardive. Puisque tous les neuroleptiques diminuent à différents degrés le seuil d’apparition des convulsions, un essai initial avec un anticonvulsivant devrait être envisagé si l’élévation du risque de convulsions est une préoccupation importante.


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

R10. Médication pour l'agitation et les comportements agressifs

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 10.1 C

Dans le cas d’un état grave, voire potentiellement fatal, d’agitation et de comportements agressifs portant atteinte à la sécurité du patient ou du personnel, l’administration de neuroleptiques ou de benzodiazépines intramusculaires peut être envisagée.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCE :

- ERABI Module 12-Neuropharmacology, p. 25;36;38

R 10.2 C

L’administration de neuroleptiques par voie orale devrait être considérée, en tenant compte du délai d'action, pour traiter un état grave d’agitation et de comportements agressifs sévères portant atteinte à la sécurité du patient ou du personnel. Les neuroleptiques de 2e génération dont la quétiapine, la ziprasidone, l’olanzapine et la risperidone sont à privilégier par rapport aux neuroleptiques de 1re génération, bien que les effets indésirables de la methotrimeprazine soient limités.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCES :

- Chew and Zafonte (2009)
- Bhatnagar et al. (2016)
- Elovic et al. (2008)

R 10.3 P A

Le propranolol et le pindolol sont tous deux recommandés pour traiter les comportements agressifs après un traumatisme craniocérébral, particulièrement chez les personnes en amnésie post-traumatique (APT). Des études rapportent l’efficacité du propranolol (dose maximale de 420 à 520 mg/jour) et aussi du pindolol (dose maximale de 40 à 100 mg/jour) pour traiter les comportements agressifs chez cette population, s’il n’y a pas de contrindications médicales.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCE :

- ERABI Module 8-Mental Health Issues, p.37-38

R 10.4 C

L’administration de valproate (750 à 2250 mg/jour) et/ou de carbamazépine (200 à 1200 mg/jour) pour atteindre l’écart thérapeutique devrait être envisagée comme option pour traiter les comportements agressifs chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral, particulièrement chez celles qui présentent des convulsions concomitantes.

(Adapté de NGWG 2006, p.1492)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

R 10.5 P B

L’administration d’amantadine (100 mg deux fois par jour) ou de méthylphénidate peut être envisagée chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral quand on soupçonne qu’un trouble de l’éveil et de l’attention peut être un facteur d’agitation.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCES :

- Hammond et al. (2014)
- Hammond et al. (2015)

R 10.6 B

L’administration de sertraline peut être envisagée comme option thérapeutique chez les personnes présentant un niveau modéré d’agitation et d’irritabilité après un traumatisme craniocérébral. L’administration d’autres classes d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) peut être envisagée lorsque la sertraline n’est pas tolérée par la personne.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCES :

- ABIKUS (2007), G 29, p. 21
- Kant et al. (1998)

R 10.7 C

Les antidépresseurs tricycliques peuvent être envisagés comme option de 3e ligne pour le traitement des comportements agressifs après un traumatisme craniocérébral, particulièrement chez les personnes qui présentent un trouble du sommeil/éveil associé. S’il est décidé de les utiliser, il est préférable d’administrer de la nortriptyline ou de la désipramine en raison de leur tolérabilité.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCE :

- Warden et al. (2006), p.1492

R 10.8 C

L’administration de neuroleptiques de 1re génération et de benzodiazépines pour traiter l’agitation ou les comportements agressifs chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral (TCC) devrait être réduite au minimum puisque ces médicaments peuvent ralentir la récupération après un TCC, en plus d’avoir un effet négatif sur la cognition.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada
Outil suggéré : Algorithme pour l'agitation et l'agressivité

RÉFÉRENCE :

- ABIKUS (2007), G 15, p. 19

R11. Médication pour le trouble bipolaire et la manie

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 11.1 C

L’administration de médicaments fréquemment utilisés dans la gestion des symptômes similaires au trouble bipolaire (c.-à-d. manie et humeur dépressive), par exemple le lithium, les anticonvulsivants et les neuroleptiques, devrait être envisagée, même si les données probantes sont insuffisantes pour soutenir ou contredire leur utilisation chez les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral. Le lithium nécessite une surveillance étroite parce que ses effets indésirables peuvent en limiter l’utilisation chez cette population.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

RÉFÉRENCES :

- ERABI Module 12-Neuropharmacology, p. 25;36;38
- Chew and Zafonte (2009)

R12. Éducation aux proches sur les aspects neurocomportementaux

La médication devrait être prescrite uniquement par des médecins qualifiés, et les utilisateurs du guide devraient consulter la section portant sur les "Principes de gestion de la médication" avant d'effectuer une prescription.
P Prioritaire F Fondamentale Nouvelle Niveaux de preuve A B C
R 12.1 C

Les proches et les personnes-clés dans l’entourage de la personne devraient recevoir de l’information et des conseils au sujet des causes des troubles émotifs et comportementaux après un traumatisme craniocérébral, des antécédents et déclencheurs possibles, des stratégies de gestion appropriées ainsi que des effets indésirables possibles des médicaments. Au moment opportun, les proches devraient recevoir de l’information écrite sur la manière de gérer le comportement et les émotions et devraient être invités à jouer un rôle dans le processus en fournissant de la rétroaction et des informations sur les comportements de la personne.

(INESSS-ONF, 2015)


Outil suggéré : Indications d'usage de Santé Canada

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